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Il fait très chaud, et j'ai fait une cinquantaine d'images, je reprends le route. Je savoure le plaisir de rouler avec les vitres ouvertes, l'air chaud rafraichit tout de même l'intérieur surchauffé, la moisson d'images a été bonne, le chant des cigales arrive jusqu'à moi, aucun nuage ne vient troubler le bleu intense du ciel, après-midi sereine d'une journée provençale...
Profitant des journées pleines de promesses, je pars prospecter les abords de l'Ardèche un peu plus en amont. Juste avant d'entrer dans Vohüe, village pitoresque, la rivière traverse un secteur inconnu pour moi. Après une vingtaine de kilomètres, je traverse la rivière sur un pont étroit et prends un chemin sur la gauche. Je roule doucemnt, observe les abords de la rivière. Deux hérons cendrés qui m'ont vu sans doute depuis longtemps s'envolent lorsque je franchis leur limite de sécurité. Un peu plus loin, j'observe des branches coupées par le castor. Je sors de la voiture et découvre un important tas de branche qu'ils ont débitué et amené ici petit à petit. Un ilots s'est formé, et les arbres hauts de plusieurs mètres offrent aux animaux de quoi se nourrir ainsi qu'une relative tranquilité. D'après la quantité de morceaux de bois amassée ici, ils doivent iviter l'endroit toutes lesnuits. Le cri d'une buse m'interpelle, en levant la tête, j'observe une phase claire tournoyant au dessus de la falaise. Beaucoup plus haut dans le ciel, un autre rapace bat rapidement des ailes et progresse bien plus vite. Les jumelles m'aident à identifier un faucon pélerin qui disparaitra bientôt, cachés par les rochers. Une autre buse, sombre cette fois, longe le haut de la falaise. A 300 mètres de là, un héron vient de se percher dans un arbre accorché à la roche. Une deuxième tache grise s'y trouvait déjà et enobservant minutieusement aux jumelles j'en distingue une troisième dissimulées dans la teinte claire de la pierre.
Depuis ce point de vue, les échassiers surveillent leur territoire de pêche, ils peuvent attendre plusieurs heures afin d'être sûr que le danger est absent avant de poser les pattes au bord de l'eau. Soiuvent, il semble qu'un des oiseaux du groupe resten en faction et poursuive la surveillance pendant que les autres se restaurent.
Je reprends la voiture, un peu plus loin, le chemin s'élève et surplombe la rivière d'une quinzaine de mètres. D'ici, j'observe d'autres hérons attendant qu'un poisson passe à portée de bec. L'eau coure dans les galets en contrebas et je devine les poissons dès que la profondeur augmente. Les peupliers parsemés de manière irrégulière donnent au paysage un aspect de calme et de paix. Je réalise plusieurs clichés avec différents objectifs. Alros que je bouge le trépied pour cherche un angle de prise de vue nouveau, un cri aigü m'appele d'un banc de gravier. Je ne vois rien, l'oiseau est à une centiane de mètres, j'ai bien une idée, mais je préfèrerai avoir confirmation en l'observant juste un instant. Mon voeux est bientôt réalisé, un petit gravelot s'envole pour se reposer à cinquante mètres de là où il cri à nouveau. Bravo nature, on ne se lasse pas des belles choses...
Peu d'images enregistrées, mais d'intéressantes observations, je reviendrai à cet endroit.
Sur la route du retour, je rêve à mille choses : les animaux qui s'enivrent de liberté, les plages de sable fin recevant les caresses des vagues, le soleil qui ne dispense que sa chaleur, tout ce que je veux vivre et sentir tous les jours.