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Observations.

En rentrant chez moi, je poursuis les observations, C'est en explorant une zone que je connaissais à peine que j'allais découvrir un endroit très intéressant !

Organisant et animant des stages photo, je reçois régulièrement des photographes amateurs, parfois futurs professionnels durant ces activités. C'est au cours d'une prospection pour ces stages que j'ai découvert cet endroit.

Une rivière qui se jette dans une autre offre un espace qui n'est pas facilement utilisable par l'homme et généralement laissé sans entretien.

Les deux lits de rivières forment un triangle délimité pour le troisième côté par un petit aérodrome. Le traffic n'étant pas important, il évite que d'autres constructions ne viennent envahir le paysage. L'activité de l'aérodrome est toutefois suffisante et les décibels freinent l'affluence des promeneurs.

Les rivières en question sont l'Ardèche et la Beaume ; la seconde vient grossir la première.

Lors de ma première visite, j'ai repéré des trous de castors (en Ardèche, les castors ne font pas de barrages, mais des terriers), un couple de martin pêcheur, des milans noirs et des tourterelles.

Le mois de juin devrait apporter son lot d'observations intéressantes. Je choisi d'y emmener Arnaud, ornitologue amateur mais averti, venu faire un stage photo. Nous y consacrons la fin de l'après-midi et le début de la soirée.

Notre arrrivée est saluée par des chants de guêpiers évoluant autour de la cime d'un arbre mort de l'autre côté de l'aérodrome.

Je gare la voiture sur le bord du chemin. Arnaud sort la longue vue de son étui. Les vitres s'ouvrent complètement et les chants des oiseaux parviennent jusqu'à nous. Dans un accacia à moins de 5 mètres, un mâle de pie grièche à tête rousse fait le tour de son territoire.

Il s'agit probablement pour le guêpier, appelé ici chasseur africain, des pionniers d'une future colonie ; en effet nous n'en comptons jamais plus que quatre à la fois.

Nous restons dans la voiture pour apprécier les environs. Un rapace s'approche des guêpiers, tourne autour de l'arbre mort. La buse variable en phase claire proffite de la fin de journée pour survoler l'herbe rase de la piste d'atterrissage. Arnaud vient de faire une observation intéressante mais très brève : un busard est passé entre deux arbres. Il nous faudra repasser juste avant la tombée de la nuit au cas où...

Les chasseurs d'afrique font des allées et venues entre la cime de l'arbre mort et les points de capture des insectes passant à prosimité. Il commence à faire chaud dans la voiture. Nous décidons d'aller un peu plus loin. Quelques secondes plus tard, la voiture est vidée, son contenu se retrouve sur notre dos ; sacs et valises photo, trépieds, longue-vue, jumelles.

Nous marchons en direction des traces de castor observées récemment. Des milans noirs tournent dans le ciel en suivant les rivières à la recherche d'un poisson flottant à la surface. D'après les observations, nous différencions deux couples.