Puis nous reprenons à nouveau la route, pour arriver un peu plus tard à Fès. Là, nous ne mettons pas lontemps avant d'être à nouveau dépassés par les évènements. A peine quelques centaines de mètres parcourus dans la ville, et c'est la folle ambiance de la ville qui reprend...
Gendarmerie Royale bis...
Pour arranger, la pluie s'est remise à tomber, et ça doit être l'heure de sortie du travail...
Au loin, un feu rouge. Tiens, le feu rouge n'a pas non plus la même signification qu'en France. Ici, le jeu c'est : je vois le feu passer au rouge, pas grave, j'accélère encore jusque quinze mètre avant le feu, je pile dans les dix derniers mètres, au feu rouge je m'arrête.... une demi-seconde, puis je redémarre, j'avance d'un ou deux mètres, et surtout, je klaxonne, je freine, j'essaie de me faufiler au travers des voitures, vélos, mobylettes, ânes, piétons, camions, qui passent dans l'autre sens... enfin dans les autres sens car j'ai beau continuer de klaxonner il y en a de tous les côtés, de la droite vers la gauche, de la gauche vers la droite, d'en face qui viennent vers moi, ou veulent tourner sur la gauche donc me couper la route... Je me fais doubler, par la gauche, par la droite... l'enfer !!
Je ne dois pas être habitué... Je me gare sur le trottoir, pourquoi je m'embête, les autres se garent sur la route... On a de la chance, il y a une Gendarmerie Royale à cinquante mètres. Françoise va aller se renseigner, ce sera plus facile...
Après dix minutes d'explications, de palabres, d'hésitations (le gendarme ne sait même pas dans quelle rue il travaille, la Gendarmerie Royale, c'est ici, c'est quelle rue ?, sais pas...).
- "Bon, Madame, on va faire autrement, je vais vous donner la solution. Vous prenez votre voiture, vous continuez dans la même direction, vous passez les carrefours, et lorsque vous verrez un gendarme dans un prochain carrefour, vous vous arrêtez, vous lui demandez votre chemin...., bienvenue au Maroc, Madame...".
Une autre tentative, ne sera pas plus prometteuse, Françoise a touvé un guide, qui veut bien nous conduire gratuitement. Il sait que seuls, nous n'y arriverons pas, il sait que ce n'est pas facile, il croit que ce que nous recherchons se trouve là-bas, il pense qu'il n'y en a pas pour très longtemps, je suis sûr qu'on va aterrir chez un marchand de tapis.... Laissez, cher Monsieur, on va se débrouiller seuls.
Bon tant pis pour les taneurs de Fès, ce sera pour plus tard, peut-être au retour...