Contact 

Dans l'adresse mail, remplacer AROBASE par le symbole @

(ceci a pour but d'éviter la pub)


Retour Sommaire des Carnets de Routes


Mailing liste (pour être informé(e) des nouvelles parutions.


Nous faisons nos premiers kilomètres sur la terre marocaine, le temps de nous remettre dans le bain de l'Afrique. Sacs plastiques en balade, éternel méli-mélo dès que l'on approche d'une ville ou d'un village. Comme en Tunisie, les constructions paraissent souvent inachevées, à moitié terminées ou en travaux. Ici, on construit un niveau ou parfois simplement un mur, début d'un étage supplémentaire lorsqu'on a les moyens de le faire. Si les moyens s'arrêtent à l'ajout des quatre murs, on s'occupera plus tard de la couverture. Ce qui fait que l'on voit souvent des piliers d'où sortent des fers destinés à relier plus tard le niveau supérieur ou la toiture. Dans la même rue, il n'est pas rare de voir un tiers des habitations, l'une avec un niveau terminé, une autre avec les briques rouges creuses, la troisième avec un crépis presque terminé, des tas de pierres ou autres matériaux en attente d'utilisation... Presque toujours, la parabole seule signale que la maison n'est pas abandonnée, elle trône au sommet de la construction en cours, au plus haut niveau... Ah, maudite télé...

Nous prenons la direction de Tétouan, en bordure de route, des femmes sont installées pour vendre leurs produits : paniers et autres fabrications en osier, oranges, légumes, parfois sous les étals improvisés et colorés. Elles nous interpellent chaque fois qu'elles reconnaissent notre voiture (étrangère).

A Tétouan, une mobylette profite de notre faible vitesse pour nous rattraper, le conducteur vient se mettre à mon niveau et me demande de baisser ma vitre. "Salut les français, en vacances au Maroc, vous venez d'où ? le sud-est, où ça, au nord du 34 ?, Montpellier, je connais, c'est vers Marseille...". Le repère se fait ici avec les équipes de foot, c'est la façon qu'ont les marocains de se faire une idée de la carte de France... Mais il faut bien dire qu'ils connaissent mieux la géographie française que la majorité des ados... de France. Puis très rapidement, la discussion dérive :"alors combien de temps au Maroc, et ensuite vous allez où ?, tu veux du chitt ?" "Non merci, je ne suis pas pratiquant..."

Premiers pas au Maroc.

Nous quittons Tétouan et nous dirigeons vers Larache.

Ils roulent bizarre ces marocains, La ligne droite du milieu de la route ne semble pas avoir la même signification que chez nous. Effectivement, il faudra s'habituer, ligne continue, discontinue, virage, pas virage, sommet de côte ou pas, la seule règle ici est la vitesse, le culot, debout sur le champignon d'une voiture qui généralement n'en peut plus, il faut doubler. Il ne faudra pas longtemps avant de voir des situations dangereuses ou très dangereuses au volant. Je trouvais que les tunisiens conduisaient mal, mais ici, on a à faire à des inconscients. Les fous du volant, je les ai croisé au Maroc. Puis, sur la route, il faut savoir que l'on rencontre aussi des camions, des charettes tirées par des ânes ou des chevaux, des deux roues...

Le crépuscule s'annonce alors que nous approchons de Larache. Pour l'instant nous prenons la température, nous nous remettons dans l'ambiance de l'Afrique, constructions en vadrouille, conduite à l'africaine, marchands de tout au bord des routes, poubelles en veux-tu ?, en voilà !!, c'est bien ça que nous avons déjà connu, c'est bien ça que nous sommes venus chercher ici (enfin pas les poubelles) et qui fait le charme de l'Afrique...


Le matériel de prise de vues emporté :


- En photo :

Boitier 24x36 et numérique.

Focales : 16, 24, 55, 105, 180 et 300 mm

Accessoires : trépied, flashes...

- Autre matériel : Caméra numérique.

Matériel informatique :

- ordinateur portable, graveur Cd.

Le 24x36 devient plutôt un boitier de secours, au cas où le réflex rendrait l'âme ou poserait problème. Maintenant, la photo numérique a pris le pas sur la photo argentique. Je dispose d'un boitier six millions de pixels, qui autorise les agrandissements au format 30x40, c'est le format minimum demandé par les agences d'illustration afin de pouvoir imprimer une double page en magazine.

En voyage, le stockage des documents est un problème. J'ai choisi d'emporter également un graveur de CD fonctionnant sur pile. Avec ce graveur à portée de main, je peux transférer le contenu des cartes photos sur CD pour en faire une sauvegarde au cours de la journée. Le soir, j'injecte les images originales de chaque CD dans l'ordinateur, je transforme les documents en fichiers tiff (mes prises de vues sont enregistrées en fichiers raw pour prendre un minimum de place sur les cartes), je modifie les tailles des fichiers, effectue une correction si besoin, légende chaque cliché avant de graver un ou plusieurs nouveaux CD contenant les images à conserver.

L'avantage de la photo numérique est de pouvoir traiter les images à mesure. Auparavant, les réalisations de diapositives demandaient plusieurs semaines après le retour pour avoir l'ensemble des documents. Légender les clichés parfois quinze jours après la fin du voyage n'était pas toujours aisé ; il arrivait que des notes n'aient pas été prises au moment de la prise de vue. Remettre un nom sur un document n'était pas toujours évident, lorsque pendant le voyage nous avions effectué quelquefois trois ou quatre mille documents... La photo numérique permet de remédier à ce problème en travaillant les images régulièrement. Pourtant, il faut savoir aussi que ce travail demande deux à trois heures devant l'écran chaque jour.