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Une dizaine de minute encore et nous atteignons un endroit permettant d'observer correctement. De plus, approcher davantage risquerait de perturber les animaux.
D'ici, nous distingons correctement les comportements. Nous nous contentons d'en rester là pour aujourd'hui. Je réalise quelques clichés au 180 mm et nous rebroussons chemin.
Le lendemain, nous revenons voir le dortoir des cormorans. En regardant une carte détaillée, j'ai trouvé un passage qui nous conduit aux premières loges. La voiture est arrêtée au bord de la rivière, les oiseaux sont installés sur léautre rive. Sur la rivière, une petite usiene hydroélectrique et son barrage ont créé un plan d'eau qui convient parfaitement aux oiseaux.
Dès notre arrivée, nous avons installé les filets de camouflage sur la voiture pour être mieux dissimulé.
Comme nous sommes bien placés, nous restons à l'intérieur. Aux jumelles, jévalue le nombre de cormorans posés sur les arbres à environ 450.
Au moins 1/3 sont des immatures, reconnaissables à leur plastron clair.
A cette heure matinale, tout est calme, seul les oiseaux viennent perturber le poster immobile que nous avons devant les yeux. La rivière, assez larger à cet endroit est surmontée d'une colline abrupte où sont accrochés quelques arbres, genévriers et chênes. Au bord de l'eau, les arbres fientés sur une centaine de mètres resteront sans nom tant ils sont méconnaissables. Le paysage est fixé et fixe. Les oiseaux terminent leur nuit. C'est à l'unité qu'ils s'envolent pour animer la scène.
A la longue vue, nous les voyons le cou replié sur le dos, la tête entre les ailes. Certains sont encore profondément endormis. Derrière, le bruit ronronnant des turbines se fait vite oublier.Il couvre le chant de l'eau. Des mouettes et goélands occupent un ilot minuscule qui mesure deux mètres sur quatre.
Le chant d'une bergeronette me fait rechercher un vol fortement ondulant. Un éclair bleu métalique puis orange file au ras de l'eau ; le martin pêcheur visite son domaine.
Il fait frais, très frais, mais je suis bien dans cet environnement.
Soudain, pour me rappeler que les hommes ne sont pas loin, un coup de fusil claque à quelques centaines de mètres. Dix secondes plus tard, il ne reste qu'une trentaine de cormorans sur les arbres. Ils rejoignent bientôt ceux qui ont déjà pris leur envol. Voilà, l'observatiion et l'espoir de réaliser quelques clichés de cormorans sont bien minces pour aujourd'hui. Nous décidons de remonter la rivière et de nous poster aux endroits intéressants pour faire du bird-watching. Chaque fois que la topographie nous le permet, nous installons la longue vue et surveillons de loin ce qui se passe sur les différents plans d'eau que procure la rivière.
Le reste de la journée ne fut pas très riches en nouvelles observations. Les oiseaux habituels ont été rencontrés ; le plus souvent goélands, martin pêcheur, mouettes, héron et cingle.
En hiver, le milieu de l'après-midi signale déjà la fin de journée, les rayons de soleil envoient une lumière oblique et les collines dessinent de fréquentes et grandes zones d'ombre, où l'écart de température se fait sentir.
Alors que la lunette circule sur l'eau à la recherche d'un oiseau posé, Arnaud voit un petit canard qui disparait sous l'eau avant qu'il n'ait pu faire la mise au point. Il pense à un grèbe, castagneux vu la petite taille. Mais il aimerait revoir l'oiseau pour confirmer. Quelques minutes plus tard, même opération, bref aperçu de l'oiseau qui replonge durant la mise au point. Nous ne le reverront plus ensuite. Peut-être aurons nous une occasion similaire d'ici quelques jours. Nous décidons de clore cette journée sur cette image.
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